Guillaume Toumanian

10 septembre / 21 novembre 2020 : exposition Guillaume Toumanian, Enraciné


Les Landes font partie intégrante du parcours de Guillaume Toumanian, et les expositions du Centre d’Art Contemporain Raymond Farbos ont largement contribué à son développement artistique dès ses premières années au lycée.
Revenir à Mont-de-Marsan à l'occasion de cette exposition personnelle, c’est pour lui accomplir une sorte de voyage temporel. Comme une évidence, Guillaume Toumanian revient sur ses terres, sur les traces de son enfance, et nous donne à voir de manière quasi autobiographique l’étendue de sa créativité qui se traduit essentiellement en peinture et encre.
Cette exposition regroupe une trentaine d'œuvres récentes. Parmi cette sélection, nous retrouverons notamment certaines peintures qui s'inscrivent dans la continuité de la série consacrée au Grand Chêne (2005-2007), celui de son enfance à Haut-Mauco, tout proche de Mont-de-Marsan.
 
« Dans l’Antiquité gréco-romaine, des esprits protecteurs, Genius loci, veillent à la fois sur des lieux et des individus. Guillaume Toumanian est un de ces gardiens car il sait capter et faire vivre une parcelle d’un paysage dans un tableau au sens de l’union intime du Moi avec la nature. L’artiste a d’abord commencé avec une série de portrait du Grand Chêne de son enfance dans les Landes comme la méditation d’une Présence vivante qui est au cœur de son œuvre. Toumanian nous amène dans un autre temps, lequel ? Le temps suspendu de la peinture, du pouvoir suggestif de la couleur et de sa réverbération rétinienne, l’acuité de la perception qui s’ouvre à la contemplation. »
 
Extrait de Genius Loci de Jeanette Zwingenberger, historienne de l'art

(Paris, juin 2020)
 
Le site de l'artiste : http://www.guillaume-toumanian.com

Équinoxe
Équinoxe, 50 x 50 cm, huile sur toile, 2020

Guillaume Toumanian est né à Marseille en 1974. Il vit et travaille à Bordeaux.
D’origine arménienne par son père, il est landais du côté de sa mère.
Il a grandi à Haut-Mauco dans les Landes et a étudié au début des années 1990 au lycée Victor Duruy de Mont-de-Marsan, où il a obtenu son baccalauréat Arts plastiques avant de poursuivre à l’université Bordeaux Montaigne. Il enseignera les Arts appliqués pendant plusieurs années avant de se consacrer totalement à sa peinture.

Durant cette époque, en parallèle de ses études et de la fréquentation assidue du Centre d’Art Contemporain Raymond Farbos, il visite aussi régulièrement les collections du musée Despiau-Wlérick et les expositions municipales au Centre culturel de la Minoterie, où il fera la connaissance du peintre Marc Ferrer.
À dix-neuf ans, il participe à plusieurs expositions avec le groupe Carrefour des Arts. Ce sera le début d’une grande amitié et d’une belle aventure artistique, mais aussi humaine, jalonnée de nombreuses rencontres.

En 1999, il passe une année à Toulouse où le galeriste Fabrice Galvani organise sa première exposition personnelle. Au début des années 2000, il retourne à Bordeaux et séjourne à plusieurs reprises à Berlin. En 2004, il est marqué par un premier voyage à New York et il y présentera l’année suivante une exposition intitulée In the shadows : une série de torses, de portraits, d’autoportraits mais aussi le début de son travail sur le paysage. Cette même année, ses racines le conduisent tout naturellement en Arménie où il retourne régulièrement. De 2005 à 2007, il travaille sur la série du Grand Chêne.

À partir de 2010, plusieurs de ses œuvres entrent dans la collection Ambre et Alain Moueix. En 2017, il reçoit le Grand Prix Bernard Magrez avec la toile Lucioles. L’Institut culturel Bernard Magrez lui consacre une grande exposition de plusieurs mois à partir de juillet 2018, dès son retour de résidence en Chine, à Pékin puis à Hangzhou. En mars et juin 2020, il est artiste invité de Laccolade résidence au cœur de Saint-Germain-des-Prés à Paris, et bénéficie d’une aide à la production pour réaliser une série de lithographies à l’atelier Idem à Montparnasse.

Guillaume Toumanian est représenté par les galeries Fabrice Galvani Toulouse, Samira Cambie Montpellier et Alexandre Lazarew Paris, où il exposera en novembre 2020.
Lunaire, huile sur toile de Guillaume Toumanian

Lunaire, 120 x 180 cm, huile sur toile, 2020


Guillaume Toumanian peint ce qu’il ressent, laissant transparaître une « immédiateté de l’émotion », comme le souligne le critique et écrivain Didier Arnaudet.

Le peintre porte un regard sur un contexte paysagé, des figures, des lumières qui se traduisent par des ambiances picturales exprimées par une gestuelle et des traitements chromatiques qui caractérisent son travail.


>>> L'interview de Guillaume Toumanian parue dans le nouveau numéro des Nouvelles d'Arménie Magazine : ici


>>> L'interview de Guillaume Toumanian sur Radio MDM : ici

  • Grand Chêne, lithographie de Guillaume Toumanian
  • La création de l’œuvre originale sur pierre lithographique
  • La presse lithographique de l'atelier IDEM Paris
  • Mise en place de la pierre
  • Le tirage
  • Le contrôle du tirage
  • La signature des tirages

Grand Chêne, 61 x 48 cm, lithographie, 2020


À l'occasion de l'exposition, la lithographie Grand Chêne a été tirée à 80 exemplaires sur papier BFK Rives coupé main, sur les presses de l’imprimerie d'art IDEM Paris.

Nous vous proposons de souscrire à une offre spéciale, au prix de 280,00 euros *, comprenant :
1. Grand Chêne, lithographie originale encadrée, numérotée, estampillée IDEM Paris et signée (10 tirages de tête encadrés)
2. Le catalogue numéroté de l'exposition Enraciné
3. Le texte original de Jeanette Zwingerberger, historienne de l'art et commissaire d'exposition indépendante
(*Le prix hors souscription de la lithographie non encadrée est de 320,00 euros + 10,00 euros le catalogue non numéroté)

Souscrire à l'offre spéciale

Si vous souhaitez régler votre commande par chèque, merci de faire une demande de réservation en nous écrivant à l'adresse : contact@cacdeslandes.com

Guillaume Toumanian
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L'exposition Enraciné est présentée avec le soutien du Conseil départemental des Landes, de l'Agglomération du Marsan, de la Ville de Mont-de-Marsan et du FDVA Fonds de Développement de la Vie Associative.



Cyrill Perrot devant le tableau "Sauver la planète"

16 juillet / 5 septembre 2020 : exposition Macadam Heroes, Cyrill Perrot


« Avec ses personnages de Comics populaires caractéristiques et leurs couleurs stridentes appropriées, les immenses toiles de Cyrill Perrot campent un décor américain typique, immédiatement identifiable.
Mais l’examen attentif des œuvres dévoile aussi la référence à des moments forts de l’histoire de la peinture européenne, en particulier la Renaissance et le Romantisme. Toute l’originalité du travail de Cyrill Perrot réside dans ce jeu de tensions entre ces univers distincts. Lorsque les superhéros prennent la pose, ils le font à la façon de personnages de la grande peinture. Ainsi la toile dénommée Sur les quais est une Pietà, Manhattan fait signe aux fresques de Michel-Ange à la Sixtine, Harlem à La Lutte de Jacob avec l'Ange de Delacroix, etc.

Quant à la signification, elle est riche et pertinente :


Les “décombres du rêve américain” servent de terreau à la dénonciation de la violence planétaire actuelle, quotidiennement répétée. Ce sont ces déchaînements et la dégradation consécutive de l’environnement que Cyrill Perrot entreprend de dénoncer avec de talentueux acquis de plasticien. »

Roseline Giusti


Affiche de l'exposition Macadam Heroes de Cyrill Perrot


Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Rabelais


« À l'heure où les superhéros de Marvel et de D.C. Comics envahissent les écrans de nos salles obscures et les séries télévisées, j'ai cherché à représenter, à travers eux, ces conflits meurtriers qui endeuillent notre quotidien, et les ravages que nous faisons subir à notre planète.
Mon intérêt pour le Maniérisme du XVIe siècle et le Romantisme du XIXe siècle se conjugue, dans cette série, avec la culture populaire. Pour certaines toiles, les personnages de bande dessinée prennent la pose de sculptures ou de compositions célèbres. Ces citations mettent en évidence un traitement semblable de la représentation d'une anatomie vêtue. Les maniéristes, tout comme les dessinateurs de superhéros, ajustent les vêtements, tuniques si près du corps qu'ils deviennent une seconde peau aux couleurs éclatantes.
Les toiles de grand format sont peintes au sol à l'aide de larges touches dynamisant la composition. À l'exemple des peintures à fresque, je reviens peu, voire pas du tout, sur le premier jet. L'aspect mat de l'acrylique que j'utilise permet un rendu similaire à la fresque. J'ai fait le choix d'une palette restreinte, mettant en opposition les couleurs primaires et secondaires à travers le contraste des couleurs complémentaires. Les arrière-plans sont traités en monochrome pour mettre en valeur les personnages en premier plan. Je cherche à induire un monde à la fois onirique et inquiétant en traitant la composition en clair-obscur. Je cadre ces compositions au plus près des personnages, donnant toute l'importance au traitement de l'anatomie. Le décor urbain, fait de décombres et de déchets, contextualise ces citations dans des problématiques contemporaines.
Le choix de transposer des thèmes religieux ou mythologiques dans le monde contemporain dramatise la mise en scène des superhéros. Cette mythologie urbaine n'est pas là pour magnifier le rôle du superhéros dans un monde manichéen, mais pour le mettre dans une posture pour le moins délicate, où nous le voyons se débattre dans les décombres du rêve américain. »


Cyrill Perrot


Hulk, acrykique sur toile de Cyrill Perrot


Artiste et enseignant,
Diplômé de l'École des Beaux-Arts de Toulouse en 1985,
Titulaire d'une maîtrise Arts plastiques de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2000,
Il vit et travaille dans les Hautes-Pyrénées, à Bagnères de Bigorre.


site de l'artiste

Logos


L'exposition Macadam Heroes est présentée avec le soutien du Conseil départemental des Landes, de l'Agglomération du Marsan, de la Ville de Mont-de-Marsan, du Fonds de Développement de la Vie Associative et du Logis d'Augustin, maison d'hôtes à Mont-de-Marsan.



Exposition « Parallèles »

Exposition PARALLÈLES

Hommage à Henri Farbos, pionnier de l’aviation landaise


César Cepeda
David Joly
Jean-Bernard Laffitte
Espace patrimonial Rozanoff (BA 118 Mont-de-Marsan)
Collection permanente CAC Raymond Farbos


7 mars – 4 juillet 2020 (prolongation)


La famille Farbos : une saga montoise

Si le nom de Raymond Farbos, mécène et amateur d’art, nous relie automatiquement au Centre d’Art Contemporain éponyme, celui de Henri Farbos, son père, nous renvoie immédiatement aux débuts de l’aviation à Mont-de-Marsan, et à la création de l’aéro-club des Landes.

Tatouage académique de Robert Combas et portrait d'Henri Farbos par Cel le Gaucher


L'EXPOSITION

Autour de la figure d'Henri Farbos, père de Raymond Farbos et créateur dans les années 1930 de l'aéro-club des Landes - qui deviendra la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan -, l'exposition « Parallèles » montre les créations originales de César Cepeda, de David Joly et de Jean-Bernard Laffitte, sur le thème général de l'aviation et de l'aérien, ainsi qu'une sélection d’œuvres de la collection permanente du CAC Raymond Farbos, mises en regard avec une sélection de pièces aéronautiques du musée de la Base Aérienne 118, l'espace patrimonial Rozanoff.

Vue de l'exposition Parallèles
Vue d'exposition



Portrait de César Cepeda

César Cepeda

Né le 11 avril 1954 à Torquemada, en Espagne, il vit dans les Landes depuis 1984.
Il relève très tôt ses talents artistiques. Dans les années 1980, alors qu'il effectue une carrière militaire dans l'armée de l'Air, il suit les cours du soir à l'École des beaux-arts de la ville de Bourges.
Après une mutation dans les Landes, c'est auprès de André Sourrigues et de Martine Regoli, professeurs d'arts plastiques, et intervenants à l'atelier de créativité de Mont-de-Marsan, qu'il perfectionne sa technique du dessin et de la couleur, et découvre une nouvelle approche de la peinture.
En 2006, avec Dominique Back et Henri Guibal, il découvre la peinture moderne et cubiste.
Depuis quelques années, il partage sa passion en animant une section dessin et peinture au sein de l’ASAC, Base Aérienne 118 Mont-de-Marsan, et de l’ATSCAF des Landes. Ce n’est qu'après son départ à la retraite de l’armée de l'Air qu’il se met à peindre sérieusement et passionnément, afin de donner plus de valeur à ses réalisations artistiques.
En 2003 et en 2005, il est lauréat du concours d’affiches des fêtes de la Madeleine de Mont-de-Marsan. De 2010 à 2017, il réalise de nombreuses affiches pour les courses landaises.
En 2008, primé au Salon national des armées à Paris, il en devient ainsi sociétaire, et obtient de nouveaux prix jusqu'en 2018.
En août 2019, il obtient le titre de peintre officiel de l'Air et de l'Espace.



Portrait de David Joly

David Joly

Né en 1974, artiste peintre plasticien autodidacte, il vit et travaille à Capbreton, dans les Landes.
« Fertiliser par l’imaginaire »
David Joly est de ces artistes qui fouillent, décortiquent, analysent les traces
que nous laissons.
Dans le passé, dans le présent, il s’approprie nos débris, nos mythes, nos textes,
les croisent et les transforment pour produire un art sensible et intelligent.
Forgé dans sa chair et dans son œuvre par les voyages, David Joly reste proche de ses terres natales et son passé culturel. Soucieux de faire réapparaître ce qui a pu être oublié, il renoue une production graphique avec des traditions orales, associe les cultures délaissées pour les refaire surgir dans le présent.
Artiste polyvalent et curieux, ces travaux sont vecteurs de réflexions où l’intime côtoie l’universel.
Par la récupération des mythes et des matériaux, David Joly cherche le vécu, que les objets soient chargés d’histoire pour pouvoir les articuler, les faire renaître.



Portrait de Jean-Bernard Laffitte

Jean-Bernard Laffitte

L'Armagnacais Jean-Bernard Laffitte a longtemps fait carrière dans la photographie de reportage et d'art. Pour s'exprimer en qualité d'artiste peintre, l'artiste « débute » le plus souvent ses tableaux avec le fragment d'un tirage photographique ou d'autre support : « Je manipule des couleurs, peu de couleurs en fait, et des matières, sans savoir précisément ce que je vais en faire. Ma technique de travail est une... cuisine où j'associe huile et acrylique, pigments et matières, colle de peau, sur différents supports qui peuvent être de la toile, du bois, du papier, du carton, souvent de récupération, où se rajoutent de vieilles écritures et photographies volontairement détériorées, des collages qui me permettent de composer, de voyager dans l'imaginaire. »
Le nez en l'air, l'oeil balayant le sol, les murs, les arbres, tout ce qui l'entoure, Jean-Bernard Laffitte dépeint la peinture d'un quotidien où les vestiges de vies sont gravés. Sous la caresse immatérielle de la lumière, sa curiosité aiguisée l'escorte au fil de la journée, aboutissant à une récolte de matériaux qui trouvent grâce à ses yeux.
L'oeil aux aguets, son regard exercé à cette quête incessante, sous les éclairages du matin et du soir, il glane les traces des vies inscrites dans des matières élémentaires, parsemées, oubliées : graffitis, griffures, éraflures, accumulations, déchirures, débris ; il recueille, récolte et entasse dans son atelier ces indices de vies, ces traces, bouts de papiers griffonnés, calligraphiés, maculés de tâches.
Après la récolte, le stockage précède le désir créatif. Jean-Bernard Laffitte se mue en compositeur, il assemble des testaments poétiques d'un vécu en réalisant la synthèse de matières marquées par l'usure du temps. La collecte des stigmates hétéroclites à la suite de ses explorations sur le terrain offre une nouvelle imagerie, révélant la charge émotionnelle qui le taraude. Comme sur les photos de mariage, Jean-Bernard Laffitte remet en scène et unit des fragments célibataires.

« Je fais mes associations, je n'ai pas envie de normalité, je veux aller gratter pour trouver la sensation pure, originale voire originelle ; je représente quand même des choses que l'esprit connaît déjà. »

Dans le droit fil du temps : la confrontation, les épousailles, le voyage de noces font coïncider des images fugaces, des interrogations sans aveu, des questionnements sans réponse ; Jean-Bernard Laffitte suggère des pistes d'envol pour la sensibilité, des tremplins poétiques.

Exposition Parallèmes

Pièce d'aéronautique (espace Rozanoff, BA 118)
sculpture Makondé (collection permanente CAC Raymond Farbos



Commissariat d'exposition :

Jacques Cadilhon, président de l’association Cac des Landes
colonel Michel Lebourhis, Base Aérienne 118 Mont-de-Marsan


L'exposition Parallèles est soutenue par l’ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre), le ministère des Armées, direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives.